📡 Dataloggers Webdyn

Tout ce qui se mesure sur un site ne passe pas par le portail du fabricant d'onduleurs : un compteur au point de livraison, un onduleur sans API cloud, une station météo locale. Un datalogger WebdynSun lit ces appareils en Modbus et dépose ses relevés sur un serveur de fichiers ; PVReactive les ingère et les rattache à la station comme une source de données complémentaire.

Rôles concernés

La mise en service d'un boîtier et le rattachement d'une source à une station sont des actes d'administration du compte : ils sont ouverts aux rôles propriétaire et administrateur. Le technicien de maintenance consulte les données, il ne configure pas la chaîne.

Comment les données circulent

Le boîtier ne pousse ses données qu'en FTP, sous forme de fichiers compressés déposés toutes les dix à quinze minutes. Ce qu'il lit sur le bus est décrit par un fichier de définition (une « DEF ») par type d'appareil : quels registres interroger, sous quel nom, dans quelle unité. PVReactive relève le dépôt chaque heure et, si le boîtier est configuré pour la prévenir à chaque dépôt, dans la minute qui suit.

1. Le boîtier lit

Compteur, onduleurs, capteurs : chaque appareil du bus Modbus a son adresse et sa définition.

2. Le boîtier dépose

Sur votre propre serveur FTP, ou sur l'espace hébergé que PVReactive vous fournit à la mise en service.

3. PVReactive ingère

Chaque variable mappée alimente un rôle : soutirage, injection, production, irradiance, température…

Mettre un boîtier en service

L'assistant de mise en service (menu du compte → Webdyn) vous accompagne pas à pas, et reprend là où vous vous êtes arrêté si vous fermez la page :

  1. Le rôle du boîtier — source primaire d'une station qui n'a pas de portail, ou complément d'une station déjà suivie par son fabricant.
  2. Le dépôt — votre serveur FTP, ou un espace hébergé créé à la volée avec ses identifiants.
  3. Les fichiers de configuration — générés pour vous, à déposer sur le boîtier.
  4. Le recensement du bus — le boîtier découvre ses appareils, l'assistant vous montre ce qu'il a trouvé.
  5. La vérification — les premiers fichiers arrivent, les variables sont reconnues, la station est prête à être rattachée.

Le port FTP

Certains opérateurs filtrent le port FTP historique sans le signaler. L'espace hébergé répond sur un port dédié, indiqué dans l'assistant ; si le boîtier semble ne jamais se connecter alors que sa configuration est juste, c'est le premier point à vérifier.

Rattacher la source à une station

Depuis la fiche de la station, le bouton Sources de données ouvre la page qui lie un compte Webdyn à la station. Une sonde lit le dernier fichier déposé, liste les appareils et leurs variables, et propose pour chacune le rôle le plus probable : vous validez, vous corrigez, vous enregistrez.

  • Un rôle réseau par station — le soutirage et l'injection ne peuvent venir que d'un seul compteur : deux sources ne peuvent pas se les partager.
  • Pas de double comptage — si le portail du fabricant fournit déjà les flux, ou si la production vient déjà de ce compte, le mapping en collision est refusé.
  • Un mapping est immuable — pour le changer, supprimez le lien et recréez-le ; les données déjà écrites restent.

Vérifier un compteur dès sa première heure

Un compteur fraîchement posé peut se contredire lui-même sans que rien ne le signale : un index d'énergie qui avance deux fois plus vite que la puissance mesurée, un courant qui circule alors qu'aucune puissance ne passe, une injection supérieure à ce que la station produit. Ces signatures se lisent dans les données brutes du premier fichier — la carte Cohérence du compteur, sur la page Sources de données, les vérifie à chaque remontée du boîtier.

La puissance totale égale la somme des phases

Sinon : décodage ou câblage d'une phase à vérifier.

L'énergie comptée avance au rythme de la puissance

Le rapport est affiché tel quel : ×2,0 se lit d'un coup d'œil. Sinon : constante d'impulsion, rapport de transformation ou registre lu.

Pas de courant sans puissance

Sinon : pinces autour du bon conducteur, phases dans le bon ordre.

Le site n'injecte pas plus qu'il ne produit

Sinon : périmètre des pinces.

Chaque contrôle rend Cohérent, À vérifier, Incohérent ou Non vérifié — ce dernier n'est pas un échec : il dit pourquoi la fenêtre de données ne permet pas encore de conclure (trop peu de relevés, pas d'arrêt du site, index qui n'a pas assez avancé). Un contrôle en défaut ouvre une anomalie « compteur incohérent » sur la station, qui se referme d'elle-même quand le contrôle repasse au vert.

Vérifier maintenant

Le bouton relit les derniers fichiers déposés sans attendre la prochaine remontée. Pour des données toutes fraîches, forcez d'abord une connexion du boîtier (bouton en façade), puis revenez.

Balayer les registres d'un appareil inconnu

Un compteur d'un type nouveau, ou une définition qui donne des valeurs douteuses : PVReactive ne parle pas Modbus, mais elle peut demander au boîtier de lire des plages de registres en brut, puis interpréter ce qui revient. La carte Balayage des registres, sous la carte de cohérence, procède en trois temps.

  1. Télécharger la définition étendue. Choisissez l'appareil, cochez les plages à lire (des profils sont prêts pour les familles de compteurs courantes, une fenêtre personnalisée accepte une adresse en décimal ou en hexadécimal). Le fichier reprend la définition en service à l'identique et y ajoute les fenêtres : ce qui est ingéré aujourd'hui continue d'arriver. Déposez-le sur le dépôt sous le même nom, puis redémarrez le boîtier.
  2. Analyser les fichiers reçus. Chaque adresse est essayée dans tous les formats plausibles (mot, double mot dans les deux ordres, flottant dans les deux ordres, quatre échelles) et confrontée à la puissance en service : un index qui suit l'énergie réellement écoulée, une puissance qui colle à la puissance totale, une tension, une fréquence, un paramètre constant. Le rapport dit, par registre, ce qu'il y a lu et avec quelle confiance.
  3. Promouvoir la variable. Donnez un nom au candidat retenu : la définition propre se télécharge — balayage retiré, variable ajoutée au bon format. Déposée et le boîtier redémarré, elle apparaît dans les fichiers suivants et peut être mappée.

Ce qu'il faut savoir

Chaque registre balayé devient une colonne de chaque relevé : n'ouvrez que les plages utiles. Une plage que l'appareil ne sert pas revient vide, ce n'est pas une erreur. Il faut au moins six relevés avec les fenêtres, et de l'énergie qui circule pendant la fenêtre, pour qu'un index se qualifie.

Dépannage

  • « Aucun fichier de mesures au préfixe… » — le préfixe du compte doit être celui que le boîtier écrit dans ses noms de fichiers ; il ne filtre pas les fichiers, il les désigne.
  • « La définition ne contient aucune variable de balayage » — le boîtier lit encore l'ancienne définition : il ne recharge ses définitions qu'au redémarrage.
  • L'index avance mais la puissance de ce signe est absente — la convention de signe est inversée, tores posés à l'envers : le contrôle le dit et ne conclut pas à votre place.
  • Un compteur remplacé — l'index repart de zéro : une anomalie « compteur reparti en arrière » date le changement et propose de nettoyer les heures écrites avant lui par cette source, jamais la production.

Prochaines étapes