🗓️ Carte horaire de l'année

La carte horaire déplie douze mois de production heure par heure et colore chaque heure selon l'écart entre ce que la station a produit et ce que le jumeau numérique attendait. Elle sert à celui qui doit dater un problème et le situer dans la journée : un ombrage, une panne, un bridage ou une dérive n'y font pas la même forme.

Option des analyses avancées

La carte horaire fait partie des analyses avancées (Pack Advanced), activables installation par installation. Elle s'affiche sur la fiche station, dans le groupe « Advanced Analytics », sur les douze mois qui précèdent la veille. Le bouton « ? » en tête de carte résume ce guide.

Comment lire

Chaque colonne est un jour, de gauche à droite, avec un repère au premier de chaque mois. Chaque case est une heure, du bas vers le haut : 4 h en bas, 22 h en haut. Ce sens n'est pas anodin : l'aube monte avec le soleil au fil des saisons, et l'enveloppe des journées se dessine d'elle-même, étroite l'hiver, large l'été. Des traits fins marquent les mois et les tranches de quatre heures.

La couleur dit de combien la production réelle s'écarte de l'attendu du jumeau pour cette heure-là : orange en dessous, bleu au-dessus, gris quand c'est conforme. L'échelle est bornée à ±50 % : au-delà, la couleur sature, et seule la bulle donne l'écart exact. L'attendu est celui du jumeau après écrêtage et bridage : une station qui plafonne n'est pas en déficit de plafonner, et la carte ne la colore pas pour cela.

Les cases blanches et les cases hachurées

Une case blanche n'est pas un zéro. L'attendu y est trop faible — moins de 2 % de la puissance crête sur l'heure — pour qu'un pourcentage veuille dire quelque chose : 0,01 kWh attendu et 0,02 kWh mesuré feraient « +100 % » sur un lever de soleil. Ces cases ne sont pas jugées, et c'est leur absence de couleur qui trace le contour des journées.

Une case hachurée est autre chose : aucune mesure n'est parvenue pour cette heure. Un enregistreur muet n'est pas un onduleur à l'arrêt, et la carte tient à les distinguer. Le nombre de cases mesurées, de trous et de cases sous le seuil est rappelé sous le graphique.

Les repères, la bulle et le jour épinglé

Deux traits verticaux sur toute la hauteur marquent les changements d'heure, légendés « heure d'été » et « heure d'hiver ». À ces dates, la bande d'aube saute d'une heure : c'est l'horloge qui bouge, pas l'installation.

Au survol, la bulle donne le jour et l'heure, l'écart en pourcentage, les kilowattheures réels et attendus — ou la raison pour laquelle la case n'est pas jugée. Un clic sur une colonne épingle le jour sous la carte : la courbe réelle et la courbe attendue de 4 h à 22 h, avec le total de la journée et son écart. Les flèches gauche et droite font défiler les jours voisins, ce qui rend la carte parcourable au clavier.

Le bouton « Voir en tableau » remplace le dessin par une grille mois × heures, de 4 h à 21 h, avec l'écart moyen de chaque case et une colonne de moyenne ; un tiret signale une case sans heure mesurable.

Les formes à reconnaître

Une bande orange qui ondule au fil des saisons

En bord de matinée ou de soirée, une bande qui suit l'aube ou le crépuscule et s'épaissit l'hiver, quand le soleil reste bas : c'est un obstacle fixe — arbre, bâtiment, cheminée — que le soleil rase à une hauteur qui change avec la saison. La carte dit qu'il existe et à quelles heures il pèse ; le masque d'ombrage mesuré dit de quel côté et à quelle hauteur il se trouve, et le rapport matin / après-midi chiffre ce qu'il coûte.

Une rayure verticale sur toute la hauteur

La station n'a rien produit ce jour-là, ou presque : arrêt ou panne. La colonne dit le jour, la première case orange dit l'heure de début, la dernière l'heure de reprise. Une rayure hachurée n'est pas une panne mais une donnée absente. Plusieurs rayures rapprochées désignent un onduleur qui décroche : retrouvez l'alarme de la journée et l'intervention qui a suivi, ou constatez qu'il n'y en a pas eu.

Un liseré orange centré sur midi, l'été seulement

Aux heures de plus forte lumière, et seulement quand elle est forte, la station rend moins que prévu : un plafond ou un bridage que le modèle ignore — capacité AC mal renseignée, bridage réseau, onduleur sous-dimensionné. Vérifiez la capacité AC déclarée dans les paramètres du modèle ; la durée de puissance mesure combien d'heures la station a passées au plafond.

Un orange qui gagne de gauche à droite

La carte se teinte progressivement au fil de l'année, à toutes les heures de la journée : un encrassement ou une dégradation qui s'installe. L'encrassement se lave, la dégradation non : le graphique d'encrassement cherche les remontées après la pluie, celui de évolution annuelle de la performance la mesure d'une année sur l'autre.

Ce que vous pouvez en tirer

  • Dater un évènement. La colonne donne le jour, la case l'heure : de quoi retrouver l'alarme, l'intervention ou l'orage correspondant.
  • Distinguer un ombrage d'une panne. L'ombrage suit le soleil et ondule avec la saison ; la panne suit l'horloge et fait une rayure droite.
  • Voir ce que la moyenne cache. Un déficit de bord de journée disparaît dans un Performance Ratio mensuel ; ici, il fait une bande.
  • Lire une journée en kilowattheures. Le jour épinglé met le réel et l'attendu face à face, heure par heure.

Avant de conclure

  • Une teinte uniforme toute l'année — tout bleu ou tout orange — parle du calibrage du modèle, pas de la station : c'est le niveau du jumeau qu'il faut revoir, pas l'installation.
  • Les bords de journée sont bruyants par construction : petits kilowattheures, gros pourcentages. Une case isolée ne prouve rien ; une bande, oui.
  • Aux changements d'heure, la bande d'aube saute d'une heure. C'est l'horloge, pas l'installation.
  • Une case hachurée est une mesure absente, jamais une production nulle.
  • Quand les paramètres du jumeau viennent de changer, la note sous le graphique signale que la série est en cours de recalcul : attendez la nuit suivante avant de lire une tendance.

Prochaines étapes