🌧️ Encrassement

Le graphique d'encrassement suit le rendement des seuls jours clairs, jour après jour, avec la pluie en dessous. La salissure s'y reconnaît à sa forme : elle descend entre deux pluies et remonte après. Il sert à celui qui doit décider d'un nettoyage — et à celui qui veut prouver qu'une baisse n'en est pas une.

Option des analyses avancées

Le graphique d'encrassement fait partie des analyses avancées (Pack Advanced), activables installation par installation. Il s'affiche sur la fiche station, dans le groupe « Advanced Analytics », sur les douze mois qui précèdent la veille.

Comment lire

Le graphique a deux panneaux sur le même axe des jours. En haut, un point gris par jour clair : le rapport entre ce que la station a produit ce jour-là et ce que le jumeau numérique attendait, l'attendu déjà écrêté et bridé. À 1, marqué par un trait, la station rend ce que le modèle attendait ; à 0,95, elle a perdu 5 % que ni la météo ni le bridage n'expliquent. La courbe bleue est une médiane glissante qui rend la forme lisible sous le bruit d'un jour à l'autre. En bas, la pluie de chaque jour en millimètres, en barres.

Pourquoi seulement les jours clairs

Par ciel couvert, la lumière arrive de partout et une couche de poussière ne la freine presque pas ; par ciel clair, elle arrive en droite ligne et chaque grain compte. Le même encrassement pèse deux fois plus un jour clair qu'un jour voilé : mêler les deux régimes noierait la dent de scie dans le va-et-vient de la météo. Un jour est retenu comme clair quand la part de lumière diffuse reste sous 35 % — le critère du rapport matin / après-midi. Les jours couverts n'entrent ni dans la médiane ni dans le verdict : ils laissent des trous, nombreux l'hiver, et sont comptés sous le graphique avec les jours que le jumeau a refusés.

La médiane glissante

Elle est centrée sur sept jours clairs consécutifs — sept jours de la série claire, pas sept jours de calendrier. Sept jours de novembre ne contiennent parfois qu'un seul jour clair, et une médiane sur un point n'est qu'un point. Elle n'est tracée que là où la fenêtre est complète, trois jours clairs de chaque côté : un chiffre appuyé sur quatre jours ne vaut pas la ligne qui le porterait.

La pluie, et pourquoi elle peut manquer

Un lessivage est une journée à 5 mm ou plus. En dessous, une bruine dépose souvent plus qu'elle n'enlève. La pluie de nuit compte dans le cumul : elle lave autant. La précipitation horaire n'a rejoint la météo qu'en septembre 2026 et remonte le passé au rythme du rattrapage : une période qui n'en porte pas n'est pas une période sèche, c'est une période où l'on ne sait pas. Le panneau du bas affiche alors « pluie non disponible », jamais 0 mm, et la note dit à partir de quelle date elle est connue.

Au survol, un réticule traverse les deux panneaux et la bulle donne le jour, le rapport réel / attendu, la médiane glissante et les millimètres tombés. Le bouton « Voir en tableau » rend un résumé mensuel : rapport médian, pluie cumulée, nombre de jours clairs.

Les formes à reconnaître

Des dents de scie

Entre deux pluies, la poussière s'accumule et le rapport descend doucement — quelques dixièmes de point par jour ; une pluie franche lave les modules et le rapport remonte d'un coup. Chaque pente descendante est un épisode d'encrassement, chaque remontée un lessivage. En France, les dents les plus marquées sont celles du pollen d'avril-mai et des épisodes de sable saharien ; une station en bord de champ, de route ou de carrière en voit d'autres. Un nettoyage se décide sur la pente et sur la saison sèche qui vient : si le rapport perd trois points en trois semaines sans pluie annoncée, le nettoyage rapporte plus qu'il ne coûte.

Pas de remontée après la pluie

Une descente que la pluie ne corrige pas n'est pas de la salissure : c'est un défaut, à chercher ailleurs. Une chaîne qui a décroché, un onduleur qui bride, un module cassé. Datez le début de la descente et ouvrez la carte horaire sur cette période.

Une descente sans fin

Lente, régulière, insensible à la pluie sur des mois : ce n'est plus un épisode, c'est une pente. Le graphique d'évolution annuelle de la performance la mesure d'une année sur l'autre et la compare à la garantie constructeur.

Ce que vous pouvez en tirer

  • Décider d'un nettoyage sur une pente mesurée, pas sur une impression.
  • Prouver qu'une baisse est de la salissure — elle se lave — avant d'engager une visite technique.
  • Connaître les saisons sales de la station, et planifier les nettoyages avant elles.

Avant de conclure

  • Une pluie fine ne lave pas : en dessous de 5 mm sur la journée, ne cherchez pas de remontée.
  • Les jours clairs sont rares l'hiver : la médiane peut s'interrompre plusieurs semaines, et un épisode d'encrassement d'hiver passer inaperçu.
  • Sans précipitation disponible sur la période, le graphique ne peut pas trancher : une remontée sans pluie connue n'est pas une remontée sans cause.
  • Le rapport est calculé contre le jumeau : un changement de ses paramètres déplace le niveau de la série, pas sa forme. Les dents restent lisibles, le niveau non.

Prochaines étapes