💳 Coûts des API constructeurs

Deux des fabricants que PVReactive interroge facturent désormais l'accès à leur interface de données : SolarEdge et SMA. Les autres restent gratuits. Cette page explique comment ce coût se calcule, ce que vous pilotez, et ce que PVReactive s'interdit de faire.

Deux façons de facturer, opposées

C'est le point à comprendre avant tout le reste : les deux fabricants ne comptent pas la même chose. Le réglage qui fait économiser chez l'un ne fait strictement rien chez l'autre.

Question SolarEdge SMA
Qu'est-ce qui est compté ? Chaque appel. Un appel, un crédit. Chaque centrale interrogée au moins une fois dans le mois civil.
Rafraîchir plus souvent coûte-t-il plus cher ? Oui, proportionnellement. Non, absolument rien. Un appel dans le mois coûte autant que dix mille.
Suivre une centrale de plus coûte-t-il plus cher ? Oui, au prorata des relevés que vous lui appliquez. Oui, et pour le mois entier, dès le premier appel.
Votre levier La cadence de rafraîchissement. Le périmètre suivi.

Le piège du mois civil, côté SMA

Une centrale interrogée le 31 d'un mois puis le 1er du suivant est facturée deux mois, pour deux appels. Quinze jours à cheval sur un changement de mois coûtent donc le double de quinze jours à l'intérieur d'un même mois. C'est la raison pour laquelle une connexion SMA ne se « teste » jamais à la légère, et pourquoi elle est fermée pendant la période d'essai.

Ce que PVReactive s'engage à ne pas faire

  • Ne jamais dépasser le quota que vous avez déclaré. Ce n'est pas un objectif, c'est une borne : les synchronisations s'arrêtent avant le plafond, elles ne le franchissent pas en espérant que ça passe.
  • Prévenir avant de dégrader, dégrader avant de bloquer. Trois paliers se succèdent, et vous voyez chacun d'eux :
    • Vigilance — la consommation dépasse les deux tiers de l'allocation. Rien ne change encore, vous êtes averti.
    • Dégradé — au-delà, les relevés secondaires s'espacent et l'essentiel continue de passer. La supervision reste debout.
    • Bloqué — le plafond est atteint. Plus aucun appel n'est émis jusqu'au renouvellement de la période.
  • N'engager aucune dépense que vous n'ayez validée. Un compte fraîchement connecté ne synchronise rien tant que son usage n'est pas configuré et son coût accepté.

Le configurateur d'usage

Connecter un compte SolarEdge ou SMA ne suffit plus à lancer la supervision : il faut d'abord dire ce qu'on veut suivre, à quel rythme, et pour combien. C'est le rôle du configurateur, qui s'ouvre juste après l'ajout du compte.

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Vous connectez le compte

Pour SolarEdge, avec la clé de votre propre compte développeur — la marche à suivre est détaillée plus bas.
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Nous récupérons la liste de vos centrales

Un seul relevé, celui de la liste. Aucune donnée de production n'est encore synchronisée : à ce stade, vous n'avez presque rien dépensé.
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Vous répartissez les centrales en groupes

Un groupe rassemble des centrales qui méritent le même traitement. Vous en créez autant que nécessaire.
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Chaque groupe reçoit ses cadences

À quelle fréquence relever la production, les alertes du fabricant, les compteurs, la batterie. Le coût se recalcule à chaque modification, sous vos yeux.
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Vous validez

Tant que cette validation n'est pas donnée, le compte reste inerte. C'est volontaire : personne ne doit découvrir une facture qu'il n'a pas vue arriver.

Les groupes

  • Un groupe de stations prioritaires — typiquement celles qui sont sous contrat de maintenance, pour lesquelles une panne doit se voir dans l'heure.
  • Un groupe « Reste du parc », qui ne peut pas être supprimé et qui reçoit automatiquement toute centrale n'appartenant à aucun autre groupe.

Pourquoi un groupe qu'on ne peut pas supprimer ?

Parce qu'une centrale nouvellement posée ne doit jamais rejoindre silencieusement le groupe le plus coûteux. Elle atterrit dans le reste du parc, au réglage le plus sobre, et c'est vous qui décidez ensuite de la promouvoir. Votre parc peut grandir sans que votre facture bouge à votre insu.

Vous n'avez pas encore de tags ?

La constitution des groupes n'en exige aucun. Vous retrouvez dans le configurateur les mêmes filtres que dans la liste de supervision — fabricant, puissance, statut, client — ainsi qu'une liste de centrales à choix multiple avec champ de recherche. Vous pouvez donc bâtir vos groupes dès la première minute, sans avoir rien préparé.

Ce que chaque relevé coûte

Relevé Ce qu'il alimente Ce qu'il consomme
Production La courbe horaire, l'énergie du jour et du mois, les indicateurs de performance, les alertes intelligentes. Un appel par centrale et par passage.
Compteurs Les échanges avec le réseau, l'autoconsommation, la part d'énergie exportée. Un appel par centrale et par passage — uniquement si un compteur est posé.
Batterie L'état de charge et les flux de stockage. Un appel par centrale et par passage — uniquement si une batterie est posée.
Alertes du fabricant Les alarmes remontées par l'onduleur, telles que le fabricant les voit. Quelques appels pour l'ensemble du compte, pas un par centrale.
Liste des sites La découverte d'une centrale nouvellement raccordée au compte. Quelques appels pour l'ensemble du compte, une fois par jour.
Appareils L'inventaire des onduleurs et leur numéro de série. Un appel par centrale, rarement — l'inventaire ne change pas tous les jours.

Ne payez pas pour du matériel que vous n'avez pas

Compteurs et batterie sont deux options du site, pas deux données universelles. Sur une centrale sans compteur, le relevé correspondant renvoie un résultat vide — et le crédit est tout de même décompté. Le configurateur les laisse donc à zéro tant qu'aucun compteur ni aucune batterie n'est déclaré sur les centrales du groupe.

Le rattrapage d'historique

Quand une centrale rejoint la supervision, son passé n'est pas là. Le reconstituer suppose d'aller le chercher jour par jour, ce qui se compte en appels comme le reste. Le rattrapage est donc une option de chaque groupe, chiffrée à part dans le configurateur : vous décidez sur quelles centrales vous voulez de la profondeur d'historique, et jusqu'où vous remontez.

Les crédits qui resteraient inutilisés à l'approche de la fin d'une période peuvent être consacrés à ce rattrapage plutôt que d'être perdus — en gardant une marge de sécurité, parce que le fabricant ne nous dit pas, dans ses réponses, combien de crédits il vous reste exactement.

Qui porte le contrat auprès du fabricant

SolarEdge : votre compte développeur

Vous ouvrez un compte développeur chez SolarEdge et choisissez votre formule. La facture vous parvient directement, et vous suivez votre consommation sur la console du fabricant, sans passer par nous.

SMA : notre contrat

L'accès à l'interface de données de SMA s'obtient par contrat, pas par une inscription en ligne. Nous portons ce contrat auprès du fabricant et l'accès vous est refacturé.

La formule gratuite existe, et elle suffit parfois

SolarEdge propose une formule sans frais, plafonnée à un petit nombre de crédits par mois. Elle tient largement pour quelques centrales suivies à cadence raisonnable. Le configurateur vous dit, avant que vous ne validiez, si votre paramétrage y entre — et, s'il n'y entre pas, quel réglage relâcher pour y revenir.

Pendant les quatorze jours d'essai

Un essai ne doit coûter à personne, ni à vous ni à nous. Deux règles s'appliquent donc, et elles ne concernent que ces deux fabricants — l'interface de données des autres est gratuite, ils ne sont pas visés.

Aucun compte SMA pendant l'essai

SMA facture l'accès à son interface de données à la centrale et pour le mois civil entier, dès le premier appel : aucun réglage ne rend cette connexion gratuite pendant l'essai. La connexion d'un compte SMA est possible dès la souscription.

SolarEdge : votre clé, pendant l'essai comme après

Un compte SolarEdge se connecte avec la clé de votre propre compte développeur : sa consommation vous est facturée par SolarEdge, directement. L'essai n'y change rien.

Concrètement, pendant l'essai, une centrale SolarEdge est relevée une fois par jour en fin de journée. Un seul relevé rend la courbe horaire complète : vous voyez exactement la même chose qu'un abonné, avec un jour de recul au lieu d'une heure. De quoi juger le produit sans que la note grimpe.

Le simulateur

Avant même de connecter quoi que ce soit, vous pouvez chiffrer. Le simulateur est dans le menu Outils → Coût des API constructeurs, et il fonctionne de deux manières :

  • Sur des nombres — vous saisissez combien de centrales SolarEdge et combien de centrales SMA vous avez, vous composez vos groupes, et vous obtenez un coût. Aucun compte n'est nécessaire.
  • Sur vos comptes réels — le même moteur de calcul, mais alimenté par vos centrales et vos groupes tels qu'ils existent. C'est ce mode-là qui devient le configurateur.

La même interface est aussi en accès libre sur la page d'accueil du site, dans la section « Frais des fabricants », sans compte : groupes, cadences relevé par relevé, comparaison des paliers SolarEdge et redevance SMA. Ces montants y sont présentés à part du tarif PVReactive, parce qu'ils sont facturés par les fabricants. La saisie reste dans votre navigateur, et le configurateur vous propose de reprendre les groupes que vous y avez esquissés.

Vous pouvez aussi y déclarer un budget maximum et lire, en retour, les cadences que ce budget autorise — la question posée à l'envers, qui est souvent la vraie question.

La bascule SolarEdge du 3 novembre 2026

SolarEdge arrête son interface de données de première génération le 3 novembre 2026. La migration technique est de notre côté. De la vôtre, une seule démarche : ouvrir votre compte développeur chez SolarEdge et en saisir la clé dans PVReactive — la marche à suivre vous est transmise. Un bandeau vous le rappelle dans l'application tant que vos comptes n'ont pas basculé, et disparaît de lui-même une fois le passage fait.

Ce qui change réellement pour vous, ce n'est pas la technique : c'est que l'accès devient payant, et qu'il faut donc décider ce qu'on relève et à quel rythme. Tout le reste de cette page ne parle que de cette décision.

Prochaines étapes