⏱️ Durée de puissance

La durée de puissance classe toutes les heures de l'année de la plus puissante à la plus faible, et lit sur cette forme le temps passé au plafond. Elle sert à celui qui doit dire si un onduleur est trop petit, si un bridage coûte cher, ou si une capacité déclarée est fausse.

Option des analyses avancées

La durée de puissance fait partie des analyses avancées (Pack Advanced), activables installation par installation. Elle s'affiche sur la fiche station, dans le groupe « Advanced Analytics », sur les douze mois qui précèdent la veille.

Comment lire

Un point de la courbe dit : « pendant tant d'heures dans l'année, la puissance a dépassé tant de kilowatts ». En abscisse, les heures, de la plus puissante à gauche à la plus faible à droite ; en ordonnée, la puissance en kW. La courbe descend forcément : c'est sa forme qui parle. L'aire sous la courbe est l'énergie de l'année.

L'axe des heures s'arrête peu après la dernière heure productive, arrondi à la tranche de 500 heures suivante ; la note sous le graphique dit combien d'heures à puissance nulle — nuit, arrêts — sont hors tracé. Elle dit aussi le pas de la courbe : horaire dans le cas général, ou de cinq minutes quand le fournisseur de données conserve les points infra-horaires. La courbe tracée est toujours la plus fine disponible.

Le plafond et les repères

Un trait horizontal « plafond AC » marque la capacité AC déclarée dans les paramètres du modèle. Quand aucune n'est saisie, la référence est le 99e centile des heures productives — un plafond observé, dit comme tel dans la légende, jamais confondu avec le maximum horaire que la fiche station affiche ailleurs. Un second repère « pointe » signale la puissance maximale si elle en diffère.

Une accolade sur le plateau donne le nombre d'heures au plafond — les heures à 97 % du plafond ou plus — et leur part de l'année. Quand le jumeau numérique dispose de son attendu avant écrêtage sur au moins 90 % de l'année, une ligne grise le trace, et la surface orange entre cette ligne et le plafond est l'énergie écrêtée modélisée : la surface est l'énergie, en kilowattheures, et son chiffre est dans la légende. La note distingue cette énergie écrêtée par l'onduleur de l'énergie bridée par l'exploitation — plafond fixe, zéro-injection —, que le jumeau compte à part.

Au survol, la bulle donne le rang de l'heure et sa part de l'année, la puissance dépassée et sa part du plafond, et l'attendu sans plafond quand il existe. Le bouton « Voir en tableau » rend la puissance dépassée aux jalons de 10, 100, 500, 1 000, 2 000, 3 000 et 4 000 heures, puis les heures au plafond et l'énergie écrêtée.

Les formes à reconnaître

Un plateau à gauche

La courbe démarre à plat avant de descendre : l'onduleur ou le bridage plafonne, et la longueur du plateau est le temps passé au plafond. Trois cents heures au plafond sur une année sont ordinaires pour un champ DC dimensionné large ; mille heures méritent un calcul — la surface orange dit ce que cela coûte. Un plateau sous le plafond AC déclaré signale un bridage réseau que le modèle ignore, ou une capacité mal renseignée : dans les deux cas, corrigez les paramètres du modèle avant toute autre lecture.

Une chute abrupte dès la gauche

Pas de plateau, et la courbe plonge tout de suite : la station n'est presque jamais à pleine puissance. Un onduleur surdimensionné, une orientation défavorable, ou une perte fixe qui la retient sous son plafond. La courbe caractéristique dit si elle atteint sa réponse attendue à forte lumière.

Une épaule longue à droite

Beaucoup d'heures à faible puissance. C'est normal l'hiver et sous un ciel souvent couvert. C'est suspect si la carte horaire de l'année montre du gris — c'est-à-dire un attendu lui aussi faible — aux mêmes heures : la station rend alors ce qu'on lui demande, et l'épaule est celle de la météo, pas de l'installation. Si la carte est orange aux mêmes heures, l'épaule est une sous-performance.

Ce que vous pouvez en tirer

  • Dimensionner ou redimensionner un onduleur : la longueur du plateau et l'énergie écrêtée disent ce qu'un onduleur plus gros rapporterait.
  • Chiffrer un bridage : heures au plafond et kilowattheures perdus, sur une année entière.
  • Attraper une capacité AC mal renseignée, qui fausse le jumeau et la décomposition des pertes.

Avant de conclure

  • Au pas horaire, une pointe de quelques minutes disparaît dans la moyenne : les heures au plafond sont un minimum, et l'énergie écrêtée aussi.
  • Le plafond observé (99e centile) n'est pas une capacité : une station qui plafonne toute l'année sous sa capacité réelle aura un plafond observé trop bas, et un plateau trompeusement ajusté.
  • L'énergie écrêtée modélisée n'est rendue que si l'attendu avant écrêtage couvre au moins 90 % de l'année : sinon la surface serait un mensonge par omission, et elle n'est pas tracée.
  • L'énergie bridée par l'exploitation — zéro-injection, consigne réseau — n'est pas dans la surface orange : elle est comptée à part par le jumeau.

Prochaines étapes