📊 Distribution du PR journalier

Chaque jour de l'année a son Performance Ratio (PR) : ce que la station a produit, rapporté à ce qu'elle aurait dû produire avec la lumière reçue. Ce graphique ne les met pas bout à bout dans le temps, il les range par niveau. Il sert à celui qui veut savoir si une station se comporte de la même façon tous les jours — ou si elle vit deux vies.

Option des analyses avancées

La distribution du PR fait partie des analyses avancées (Pack Advanced), activables installation par installation. Elle s'affiche sur la fiche station, dans le groupe « Advanced Analytics », sur les douze mois qui précèdent la veille. Le PR journalier est celui calculé partout ailleurs sur la fiche, selon la méthode décrite dans Analyser les performances.

Comment lire

En abscisse, le PR par classes de deux points, de 40 à 100 % ; les jours sous 40 sont réunis dans une colonne « moins de 40 ». En ordonnée, le nombre de jours qui ont tenu ce niveau. Une colonne dit combien de jours ont fait entre 78 et 80 %, la suivante entre 80 et 82 %, et ainsi de suite. Au survol, la bulle donne la classe, le nombre de jours et leur part de l'année.

Regardez d'abord la forme, pas les chiffres. Une station stable fait une bosse étroite, calée un peu sous son meilleur PR. Deux traits verticaux servent de repères : la médiane, qui coupe l'année en deux — autant de jours au-dessus qu'en dessous —, et le meilleur PR observé sur l'histoire de la station, celui qui sert de référence aux alarmes de sous-performance chronique. Plus la bosse est serrée autour de la médiane, plus la station se comporte de la même façon d'un jour à l'autre.

Seuls les jours de qualité suffisante entrent dans le compte : assez d'heures mesurées, assez de référence météo. Les jours écartés sont comptés sous le graphique, pas oubliés. Un badge « deux régimes » apparaît quand deux bosses nettes se dégagent — chacune d'au moins dix jours, séparées par un creux qui descend sous 60 % de la plus petite des deux. Le bouton « Voir en tableau » rend la même distribution en trois colonnes : classe, jours, part.

Les formes à reconnaître

Une bosse large

Les jours s'étalent sur quinze ou vingt points. Quelque chose pèse selon les jours : une météo qui trompe la référence, un bridage réseau certains après-midi, un seuil de démarrage qui coûte cher les jours sombres. Ce n'est pas forcément une panne, mais c'est un comportement à expliquer. La composition de la lumière dit si la station rend moins bien par ciel voilé ; la durée de puissance dit si elle plafonne.

Deux bosses

Deux régimes de fonctionnement. Certains jours la station rend 83 %, d'autres 66 %, et presque jamais entre les deux : une chaîne ou un onduleur qui décroche par intermittence, un bridage qui s'active ou pas. Une moyenne mensuelle fond ces deux valeurs en une seule, que la station n'a jamais tenue — c'est ici, et nulle part ailleurs, que ça se voit. Ouvrez la carte horaire pour retrouver les jours du régime bas, puis l'analyse par chaîne pour trouver laquelle manque à l'appel.

Une queue à gauche

La bosse est là, mais des jours s'égrènent loin en dessous. Ce sont des arrêts partiels : une panne de quelques heures, une coupure réseau, un redémarrage tardif. La carte horaire de l'année dit lesquels, et à quelle heure.

Une bosse loin sous le meilleur PR

La station a déjà fait mieux — le repère le prouve — et n'y revient plus. C'est une perte installée : encrassement, un module ou une chaîne à l'arrêt, une dégradation qui s'est faite. Les graphiques d'encrassement et de dégradation pluriannuelle la datent ; la décomposition des pertes la chiffre.

Ce que vous pouvez en tirer

  • Juger la stabilité d'une station d'un coup d'œil, sans dérouler douze mois de courbes.
  • Débusquer un défaut intermittent que la moyenne efface : deux bosses valent une visite.
  • Mesurer l'écart au meilleur PR, c'est-à-dire ce que la station sait faire et ne fait plus.

Avant de conclure

  • Douze mois mélangent les saisons. Le PR est déjà corrigé de la température, mais pas du bridage : une station bridée l'été fera une bosse plus large, sans que rien ne soit cassé.
  • Le meilleur PR est celui que la station a atteint dans son histoire. Sur une station récente, il peut encore monter.
  • Les colonnes « moins de 40 » et « 100 et plus » sont des fourre-tout : la première ramasse les jours d'arrêt, la seconde des jours où la référence elle-même est douteuse.
  • Un PR de 100 % n'existe pas sur une année entière : une bosse calée au-dessus de 95 signale une référence sous-estimée, pas une station exceptionnelle.

Prochaines étapes